Pour se tenir au courant de l'actualité cinématographique, il faut aller régulièrement consulter ce site :
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| Un film sur mesure pour le public scolaire ? Orgueil et préjugés est reconnu d'intérêt pédagogique. Qui sont les bonnes âmes qui préparent amoureusement des dossiers pédagogiques, par ailleurs luxueux et fort bien faits, pour que les professeurs amènent en rang serré les élèves dans la salle obscure ? Si, par bonheur, on a aussi fait lire le roman ... Que de merveilleuses dissertations sur le thème Adaptation, trahison ! Autres pistes pour alimenter le feu sacré du complexe littéraire de l'enseignant cinéphile : - le nécessaire élagage : que de scènes coupées, que de choix (arbitraires ? cohérents ?) dans la riche matière littéraire ! Alors, scénario savant et fidèle à l'esprit du roman ou regrettablement réducteur ? Pour aller plus loin : le rythme et les conventions du modèle romanesque suivi par Jane Austen permettent de renouer tous les fils et de faire connaître au lecteur le destin des principaux personnages. Pareil épilogue serait-il concevable au cinéma ?
- Des personnages conformes au roman ou renouvelés par le cinéaste ? Ainsi, le père. Débonnaire, plein d'humour, humble et dur aux travaux de la ferme, héroîque défenseur de sa fille et lucide observateur de l'humaine faiblesse. Taillé dans la masse pour Donald Sutherland ! Quelle entrée en scène le scénariste lui réserve-t-il ? Vous souvenez-vous de la réaction de la salle ?
Encore une porte qui se franchit. Les portes ont d'ailleurs une grande importance dans ce film. Quel mot de la fin lui offre-t-il ? Ah! ce trait d'humour appelant les autres prétendants ! Non, ce n'est pas dans le roman. Alors ? - Jane Austeen, romancière masquée : Si le débat sur l'affirmation de l'entrée des femmes en littérature est en lui-même dépassé, méfiance, il reste une autre bouteille à encre : écriture féminine et vérité des sentiments. Existe-t-il une écriture féminine ? La subtilité de l'analyse des sentiments, la sensibilité de la veine romanesque se retrouvent-elles dans le film ? Aimez-vous la romance et le soap opéra ?
- Un vieux truc pour en sortir : roman et film, deux modalités d'existence différentes.Attention, points de vue narratifs et cette caméra si extérieure qui objective tout ... Incapable de saisir l'intériorité ? - les gros plans sont-ils nombreux ? - la caméra s'attarde-t-elle sur les visages, les expressions ? Avez-vous perçu les petites modifications des sourires ? les gestes retenus, les silences, les regards qui s'évitent si longtemps. - combien de lettres dans ce film, de messages, de révélations et de confidences ? Combien de secrets et d'oreilles collées aux portes ? Un cinéma littéraire ? Mais le public scolaire invité à consommer le film classe entière est aussi un public adolescent. Se retrouve-t-il dans cette histoire d'une multitude de soeurs avides de mariage pour en sortir, pour s'en sortir, pour redorer le blason ... Mariages d'argent, mariage d'amour. Les ressorts du mélodrame et de la romance sentimentale tendus aux adolescents du début du XXIème ... Et ça marche ? |
Quelques liens le site officiel Pour les enseignants sur Alalettre.com A propos de la série télé de la BBC pour revenir au roman sur Jane Austen |
| fiche en cours de rédaction mais vous pouvez déjà vous lancer |
Conduire une séance d'appropriation collective du spectacle Comment accompagner des enfants au des adolescents dans leur apprentissage d'une posture critique? Les propositions qui suivent tiennent compte des différents âges scolaires, du premier degré aux classes de collège et de lycée. A chacun de les adapter à son équipe de jeunes critiques.
Une fois le spectacle vu
Se demander ce qui persiste, et comment l'exprimer, le manifester, le donner hors de soi. On travaille sur l'empreinte et la trace.
Prendre en compte cette réception, ce choc émotif et esthétique S'interroger sur l'aide-mémoire RC
Susciter ou favoriser le désir d'exprimer l'expression de cette participation immédiate. Après pourra s'exprimer la prise de conscience de l'illusion produite par le spectacle.
Les notes que l'on prend pendant la projection ou tout de suite après.
Confronter ses notes. S'interroger sur les choix que l'on a fait, sur les critères. Qu'est-ce qui a déclenché la prise de note. Qu'a-ton écrit ? Un repérage de l'histoire, de la conduite du récit ? Un ragment de dialogue? Une émotion, une réaction ? Un jugement, une appréciation ?
S'appuyer aussi sur la subjectivité
Avons-nous tous vu le même film ? Quel crédit puis-je me donner qui m'autorise à parler de la pièce, me permette de parler de la pièce sans parler de mai? En acceptant que c'est toujours aussi de moi que je parle?
Décrire, raconter, résumer, nommer, citer? Quelle place fait-on inévitablement à la subjectivité ? Est-ce du film que je rends compte ou de moi devant le film ?
Cheminement progressif vers la prise en considération d'effets de sens.
Justifier une mise en oeuvre par l'effet de sens qu'elle projette. Le pour quoi du spectacle.
Interroger le regard et l'écoute. Qu'ai-je vu, perçu de ce spectacle, qui m'était effectivement destiné? Comment rétablir ce que j'ai ajouté, supprimé, déformé parce que je suis un spectateur infidèle ou distrait ?
Ce film, ou ce spectacle, aurait-il un projet pour moi? Me souffle-t-il une, des entrées critiques?
Comment puis-je le saisir dans le flux intermittent, subjectif, infidèle de mon souvenir? Comment éviter d'ajouter ce prisme? Comment puis-je composer avec ce prisme inévitable
Qu'est-ce que prendre distance critique? De quoi s'éloigner?
A la manière de Machiavel, s'éloigner pour mieux voir. Partir de l'impression globale : unité de l'oeuvre mise en scène et représentée, "unité organique" sensible partout et partout concertée, pour revenir à Eisenstein.
A la manière d'une enquête, procéder à rebours
Le travail critique prend appui sur cette impression première, globale, sur cette chaîne d'émotions successives qui composent la partition affective du spectateur. Identifier les formes, les couleurs, les sons, les rythmes qui construisent la dimension esthétique du spectacle.
Remonter de ce que je reçois à ce qui m'est donné. De ce qui m'est donné à ce qui a été préparé, prévu, construit et répété. Puis représenté ou écrit, mis en scène, monté.
Sur quoi le spectateur éclairé, averti, peut-il s'appuyer?
D'abord sa participation à l'oeuvre, la qualité de son émotion esthétique, son génie de public, la pertinence de son regard et son expérience.
Rôle déterminant de la qualité de ce premier regard, de cette première écoute, de cette première complicité avec l'œuvre née bien souvent du souvenir d'autres films, culture commune partagée avec le cinéaste.
Dans "Tueur de dames", d’Alexander Mackendrick (G.B., 1954), la première apparition de Marcus se fait par une ombre qui observe, puis suit Margaret Wilberforce.
Pour ceux qui ont vu M. le maudit (Fritz Lang, 1931, image de gauche), la référence est immédiate. Dans le film de Lang, une affiche promet 10 000 marks de récompense à qui permettra l’identification de l’horrible "Mörder" (le meurtrier d’enfants). Une ombre apparaît sur l’affiche, celle de l’acteur Peter Lorre qui incarne le meurtrier sadique, à la recherche d’une victime.
Dans "Tueur de dames", l’affichette a remplacé l’affiche, mais la citation du film de Lang rejaillit sur le personnage encore inconnu du film de Mackendrick. L’écho le désigne comme un assassin, la vieille dame supposée sans défense étant l’équivalent parodique des enfants victimes de "M. le maudit".
On trouve aussi dans "Tueur de dames" une citation de "Nosferatu le Vampire" (Murnau, 1922), lorsque Marcus fige sa silhouette devant un perroquet au cours de la visite de la maison. Et, toujours dans la même intention parodique, Alexander Mackendrick reconstitue les éclairages contrastés des films de gangsters américains dans le décor sobre de la chambre louée par la charmante vieille dame.
Autres exemples d’intertexte :
Le landau descendant l’escalier dans "Le cuirassé Potemkine" trouve un écho dans la séquence finale des "Incorruptibles", avec Kevin Cosner (arrestation du comptable dans les escaliers de la gare), ou encore dans "Brazil" de Terry Guilian, où la voiture d’enfant est remplacée par ... un aspirateur.
Pour la musique, notons l’utilisation de la musique de "L"homme tranquille" de John Ford dans une mémorable bagarre de "1941" de Steven Spielberg, ou les multiples emplois de la " chevauchée des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now" ou en accompagnement de la "horde" dans "Mon nom est Personne"
1. LE CHAMP : C'est la portion de l'espace visible dans le cadre, la seule qui soit effectivement représentée.
Sur le schéma, c'est l'espace n°1.
2. LE HORS - CHAMP : C'est celui qui prolonge, dans l'imaginaire
C'est l'espace que le spectateur ne voit pas mais qui appartient pourtant à l'univers de la fiction (espace n° 2)
3. LE HORS - VUE : Ce sont les portions d'espace - champ masquées au regard du spectateur (espace n° 3)
4. L'AUTRE CHAMP : C'est celui qui est "derrière le champ", celui de la prise de vues, de l'appareillage, de la réalisation de l'image. C'est aussi l'espace d'un éventuel personnage "regardant" du récit (espace n° 4)
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