Prochainement

- Quel film le mois prochain? Donnez votre avis.
- Revenir à la page d'accueil

Cet espace cinéphile vous est proposé par
- Roland Camboulives
- Jacques Estal,
formateurs CLEMI
IUFM de l'académie d'Aix-Marseille.
Vendredi 11 novembre 2005

Conduire une séance d'appropriation collective du spectacle Comment accompagner des enfants au des adolescents dans leur apprentissage d'une posture critique? Les propositions qui suivent tiennent compte des différents âges scolaires, du premier degré aux classes de collège et de lycée. A chacun de les adapter à son équipe de jeunes critiques.

Une fois le spectacle vu
Se demander ce qui persiste, et comment l'exprimer, le manifester, le donner hors de soi. On travaille sur l'empreinte et la trace.

Premières questions sur la participation au spectacle
Témoignages sur soi et le public, soi et la salle, émotions et mouvements de soi et du public.
Le travail de la mémoire et de l'imaginaire se nourrit des conditions du spectacle.

Le désir d'exprimer d'abord une émotion. Par la voix et le corps, par l'image, par la parole ou l'écriture, formes diverses de témoignage d'une réception subjective.

Partir par exemple de questions matérielles
Quelle est la couleur d'un spectacle? Sa lumière? Sa tonalité musicale? Son instrumentation? Quelles associations, modifications, oppositions?

A quel élément naturel associer le film, une scène, un personnage? Saison, eau, terre, feu? Le chaud, le froid? Lumière et ténèbres? Immobilité et mouvement? Silence, musique et bruit?

Prendre en compte cette réception, ce choc émotif et esthétique
Susciter ou favoriser le désir d'exprimer l'expression de cette participation immédiate. Après pourra s'exprimer la prise de conscience de l'illusion produite par le spectacle.

S'interroger sur l'aide-mémoire
Les notes que l'on prend pendant la projection ou tout de suite après.
Confronter ses notes. S'interroger sur les choix que l'on a fait, sur les critères. Qu'est-ce qui a déclenché la prise de note. Qu'a-ton écrit ? Un repérage de l'histoire, de la conduite du récit ? Un ragment de dialogue? Une émotion, une réaction ? Un jugement, une appréciation ? 

S'appuyer aussi sur la subjectivité
Avons-nous tous vu le même film ? Quel crédit puis-je me donner qui m'autorise à parler de la pièce, me permette de parler de la pièce sans parler de mai? En acceptant que c'est toujours aussi de moi que je parle?
Décrire, raconter, résumer, nommer, citer? Quelle place fait-on inévitablement à la subjectivité ? Est-ce du film que je rends compte ou de moi devant le film ?

Cheminement progressif vers la prise en considération d'effets de sens.
Justifier une mise en oeuvre par l'effet de sens qu'elle projette. Le pour quoi du spectacle.
Interroger le regard et l'écoute. Qu'ai-je vu, perçu de ce spectacle, qui m'était effectivement destiné? Comment rétablir ce que j'ai ajouté, supprimé, déformé parce que je suis un spectateur infidèle  ou distrait ?
Ce film, ou ce spectacle,  aurait-il un projet pour moi? Me souffle-t-il une, des entrées critiques?
Comment puis-je le saisir dans le flux intermittent, subjectif, infidèle de mon souvenir? Comment éviter d'ajouter ce prisme? Comment puis-je composer avec ce prisme inévitable


Qu'est-ce que prendre distance critique? De quoi s'éloigner?
A la manière de Machiavel, s'éloigner pour mieux voir. Partir de l'impression globale : unité de l'oeuvre mise en scène et représentée, "unité organique" sensible partout et partout concertée, pour revenir à Eisenstein.

A la manière d'une enquête, procéder à rebours
Le travail critique prend appui sur cette impression première, globale, sur cette chaîne d'émotions successives qui composent la partition affective du spectateur. Identifier les formes, les couleurs, les sons, les rythmes qui construisent la dimension esthétique du spectacle.
Remonter de ce que je reçois à ce qui m'est donné. De ce qui m'est donné à ce qui a été préparé, prévu, construit et répété. Puis représenté ou écrit, mis en scène, monté.

Sur quoi le spectateur éclairé, averti, peut-il s'appuyer?
D'abord sa participation à l'oeuvre, la qualité de son émotion esthétique, son génie de public, la pertinence de son regard et son expérience.
Rôle déterminant de la qualité de ce premier regard, de cette première écoute, de cette première complicité avec l'œuvre née bien souvent du souvenir d'autres films, culture commune partagée avec le cinéaste.

RC

Par je-rc - Publié dans : Qu'est-ce que la critique?
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus